bullet  Effets indésirables des médicaments

Quels sont les effets secondaires possibles?

Au début du traitement médicamenteux, certains patients peuvent présenter une somnolence, une agitation, des crampes musculaires, des vertiges ou une sécheresse de la bouche. En règle générale, la fatigue s’atténue pendant le cours ultérieur du traitement. Dans tous les cas, le patient doit parler à son médecin des effets indésirables qu’il constate. Si les proches du patient ont des questions ou des commentaires, il vaut mieux qu’ils en fassent part au médecin avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Troubles des mouvements (appelés «EPS»)

Certains antipsychotiques peuvent provoquer des anomalies des mouvements, phénomène bien connu et particulièrement gênant pour beaucoup de patients. Chez les patients particulièrement sensibles, cet effet indésirable se manifeste par l’incapacité de rester assis. Ces patients sont torturés par un besoin impérieux de bouger sans arrêt et ne peuvent pratiquement plus rester calmement assis. Ce problème peut s’aggraver après un traitement prolongé. On constate des mouvements anormaux spécifiques, par exemple extension saccadée de la langue hors de la bouche ou grimaces involontaires. Avec les antipsychotiques atypiques modernes, ces perturbations des mouvements sont nettement plus rares qu’avec les médicaments plus anciens voire totalement absentes.

Fonctions corporelles inconscientes

Le «système nerveux végétatif» régule de nombreuses fonctions importantes de notre corps, que nous ne pouvons pas contrôler consciemment. Chez les patients sensibles, les antipsychotiques peuvent avoir une influence sur le système nerveux végétatif. Par exemple, le débit de salive peut augmenter. Il se peut aussi que l’appareil circulatoire s’adapte trop lentement aux modifications des positions du corps. Si un tel patient se lève rapidement, il éprouve pendant un court moment des sensations vertigineuses.

Poids corporel

Pendant la prise d’antipsychotiques, les habitudes alimentaires peuvent se modifier, ce qui, dans certains cas, peut aboutir à une importante prise de poids. Dans ce cas, il peut être utile de se renseigner auprès d’une diététicienne. Mais le médecin peut aussi être d’une aide précieuse quand il s’agit de déterminer l’antipsychotique qui aura probablement le moins d’effet sur le poids. Une prise de poids importante fait encourir des risques pour la santé (diabète, maladies cardiovasculaires). Dans un tel cas, il faut envisager de changer d’antipsychotique, toujours en accord avec le médecin.

Sexualité/menstruation

La sexualité est un domaine très intime du vécu humain. Elle peut être directement influencée par des troubles psychiques ainsi que des facteurs extérieurs. Il existe des antipsychotiques qui influent sur l’équilibre hormonal. On a en particulier observé une augmentation du taux d’une hormone appelée «prolactine». Une augmentation prolongée de la sécrétion de prolactine provoque parfois des dysfonctionnements hormonaux et sexuels: les conséquences possibles sont une diminution de l’intérêt pour la sexualité, une perturbation des capacités sexuelles, une augmentation du volume des glandes mammaires, un écoulement de liquide par les mamelons et l’arrêt des règles chez les femmes. Il est important d’observer le corps à cet égard. Il existe des antipsychotiques qui ne provoquent pratiquement pas de tels effets indésirables. Les patients (et leurs proches) ne doivent pas craindre d’aborder la question avec le médecin, en vue du remplacement par un antipsychotique qui risque moins de provoquer une augmentation du taux de prolactine.

Autres risques physiques

Pour ce qui est des risques physiques attachés à l’emploi des antipsychotiques, il est impossible de donner des informations d’une portée générale. Ces risques dépendent des problèmes physiques existants et de l’état de santé individuel de chaque patient, facteurs qui influent sur sa réaction aux médicaments. Les phénomènes suivants peuvent se produire:

  • modification de la composition du sang;
  • modification de la conduction de l’influx cardiaque;
  • survenue de crises d’épilepsie;
  • impossibilité de vider la vessie spontanément.

Le risque physique attaché à la prise d’antipsychotiques est relativement faible. Une surveillance médicale soigneuse permet de diminuer encore plus ce faible risque. En cas de doute, il faut toujours consulter le médecin.